3 mois avec le Nokia C7

Plus les semaines avancent et moins la politique de Nokia devient compréhensible auprès de ses utilisateurs qui comme moi enquillent les versions depuis l’infatigable 3310.
Fustigé à la sortie du N8 non pour cause de matériel, mais pour cause de vieillissement du système d’exploitation Symbian, Nokia devait frapper un grand coup pour rassurer ses investisseurs.
Un rapprochement avec Microsoft qui plombe les sorties du moment
C’est chose faite….. Nokia s’est rapproché de Windows7.
Et là la communauté de geeks pour qui le nom de Nokia évoque à la fois le pionnier mais la marque qui a réussi à toujours faire de la qualité malgré les époques, malgré les modes… vient de prendre cher au niveau de l’aura. (et cher est ce que selon les rumeurs Ballmer de Microsoft a mis sur la table pour s’attribuer l’exclusivité Nokia).
Bien sûr, on se disait bien que Nokia n’allait pas avoir envie de céder une manne de données utilisateurs à Google au travers d’un passage à Androïd. N’oublions pas que Nokia c’est aussi une galaxie de produits OVI, somme toutes assez pertinents dont la plupart sont directement concurrents de produits Google (mail, navigation, musique, synchronisation OVI)… Il n’empêche….
Je m’attendais soit à un revirement qui fait mal du genre : « oui on sait… mais on n’a pas le choix, on passe à Androïd » – et ce faisant Nokia serait devenu le plus excellent des smartphones du marché, combinant un OS moderne et une technologie au poil ; soit à une saillie façon Scoobidoo : « Et non parce qu’en fait on a fini Meego et c’est LUI qui va nous porter vers la réussite ».
Nokia a choisi Windows phone 7 et ce faisant, même si les terminaux sont de la bombe atomique, et même si l’OS Windows 7 est dit plus que valable (je n’ai pas testé. Si y’a un microsofteur qui me lit…), Nokia n’a pas choisi la voie médiatique la plus simple : Microsoft ne jouit pas du côté hype de ses concurrents dans le secteur, et Nokia accroît son image de stratège un peu tarte. D’ici quelques mois m’est avis qu’il va devenir très compliqué de trouver des critiques produits qui parviennent à s’absoudre de cette « image générale ».
Nokia produira d’ici 20012 dit-on ses premiers terminaux high end sous Microsoft, tandis que Symbian équipera ses milieux de gamme. Une stratégie somme toute assez proche de Samsung avec Bada, sauf que Samsung s’est engrangé quelque point à l’échelle de l’Epate, en se maquant avec le très hype Androïd plutôt que l’un peu tarte Microsoft.
Du coup, je lis partout que Symbian est une tête de mort incompétente pour les flagships de la marque. Ceci ne m’avait pas frappé sur le N97 tant la différence matérielle de l’époque entre le seul concurrent en lice l’iPhone 3GS et Nokia permettait d’envoyer le joujou design de Apple se battre dans la seule catégorie de l’ergonomie.
En 2011 il y a pléthore de smart phones, et Apple a fourbi un très honnête iPhone4. Symbian ne tient-il réellement plus la route ?
Une analyse qui mérite plus que de seuls mots mais aussi un constat d’usage au quotidien. Alors ? Alors ben j’ai joué 3 mois avec le C7 nouvel opus grand public de Nokia.

1. Un bug au démarrage
Comme on dit dans Le Père Noël est une ordure… Ne jetons pas la pierre Pierre. Reste que la première version que Nokia m’a fournie pour test… s’est arrêtée de fonctionner après une petite quinzaine de jours de bons et loyaux services. Un extinction un soir avant d’aller me coucher, et hop plus rien au matin. Plus de possibilité de réveiller l’animal, plus d’accès, plus d’USB plus rien.
Et du coup le joli terminal est reparti par pigeon voyageur auprès de son prêteur finlandais qui m’a signalé qu’apparemment c’est la batterie du téléphone prêté qui avait des velléités. Le téléphone flashé aurait repris une nouvelle carrière avec une nouvelle batterie. Un bug que j’ai lu récurrent sur plusieurs versions des N8 et C7 première génération, et sur lequel Nokia ne s’est jamais réellement expliqué.
Reste que les versions plus récentes de l’appareil ne sont pas impactées et que le bloc batterie semble avoir reçu quelques « bricolages » de dernière minute en usine pour les éviter (une bande de mousse par exemple fait son entrée sous le clapet batterie qui n’était pas présente dans la première version reçue.
Une fois le téléphone définitivement réveillé on retrouve ce qui fait encore la force de Nokia bientôt dix ans après le 3410 : fiabilité, austérité, robustesse, efficacité.
Et une surprise, sur laquelle on reviendra. Contrairement au N97 testé il y a un an ou au N900, et même au N8 des packs de Noël : le C7 est beau et compact. Ce qui ne gache rien.
2. Un OS vieillissant: Oui.
Alors lançons immédiatement les sujets qui fâchent. Oui… Je ne suis ni Robert Scoble ni teCrunch… ni aucun des commentateurs d’actualité techno qui se surveillent par-dessus l’épaule, pour être sûr de ne pas être en reste du voisin.
Oui aussi, j’ai eu des Nokia quasi en continu les dix dernières années. Ce qui fait de moi une cible privilégiée pour les joujoux finlandais.
Pourtant je dois me ranger aux avis lus ici ou là sur le net. Symbian, l’OS qui équipe les bécanes finlandaises a pris du plomb dans l’aile côté ergonomie avec l’arrivée de l’iPhone et d’un Androïd dans la même veine. Pourquoi Symbian ne se renouvelle pas? on pourrait gloser pendant des mois, Elop l’a fait d’ailleurs (fondation sclérosante, vacances des gourous parfois trop longues etc.)
a. Rien n’a changé, promis.
Définitivement (et Microsoft ou Samsung semblent l’avoir compris quant à eux avec respectivement Bada et WP7) la structure de l’OS de Nokia vieillit.
Depuis 2000 par là et la première version de Symbian, Nokia nous propose une structure arborescente, faite de dossiers et sous dossiers où sont rangées les applications. Depuis cette époque et à coups d’évolutions qui n’ont jamais touché à la structure même de l’OS Symbian 1 puis 2, et 3 ont répliqué la même logique de fonctionnement.

On navigue de menu en sous menu sur un Nokia, tandis qu’on glisse d’un carré d’application à l’autre sur un Bureau quasi unique pour la concurrence. Ce choix a un seul avantage. Il rassure les personnes réfractaires au changement Nokiaphiles de la première heure qui s’y retrouvent assez facilement dans les méandres de l’OS, entre menu de configuration de la connexion, stockage du téléphone ou stockage de masse et paramètres génériques guidant le comportement de plusieurs applications.
Rien n’a changé, promis.
A titre d’exemple on signalera comment il est assez difficile de classer son menu application Option> organiser > dossier > déplacer, quand il suffit d’un glisser déposer chez Apple. L’ergonomie de la navigation en pâtit d’autant. La rapidité d’exécution des tâches aussi. Et le mutli tâches total dont pouvait s’enorgueillir Nokia est en passe d’être rattrapé par la concurrence.
b. Un smartphone qui ne devient smart au gré de nombreuses manips: pauvre Tata Françoise.
Le C7 est un téléphone compact et réellement capable des prouesses d’un HTC ou d’un iPhone4 au niveau matériel. Et j’irai plus loin : le C7 est tout à fait capable de rivaliser au quotidien avec tous les besoins d’un hyperconnecté contemporain.
Seul hic, et il est de taille pour tata Françoise qui recevrait un C7 à Noël… Pour y arriver, il faut (sans déconner) se pencher deux bonnes heures sur le téléphone. Une fois cette étape réalisée, il roxxe du poney le C7. Sinon…
Ca commence avec la configuration mail+agenda. Combien sommes nous désormais à cumuler un Gmail et un Gagenda. Sur l’iPhone 4 en deux manipulations on synchronise l’agenda et le mail du téléphone avec le cloud de Google.
Sur Symbian, omandieu, il faut d’abord paramétrer sa boite gmail. Jusque là facile. Par contre, il ne faut pas synchroniser son agenda et ses tâches via ce paramétrage. Non.
Pour synchroniser son agenda Google sur le C7, il faut plutôt laisser décochées les options agenda et tâches des paramètres du Gmail, et ajouter ensuite une boîte mail for exchange, savoir que Google utilise ce protocole de Microsoft, configurer cette seconde boîte mail (le domaine de google en exchange est m.google.com tu savais pas ?) en décochant là l’option mail, mais en cochant les cases taches et agenda.
Et hop le C7 devient capable de récupérer vos mails Gmail ET de synchroniser votre agenda et vos taches avec la solution Google. Facile hein ?
J’en ai une autre qui illustre mon propos. Le C7 a retenu du N900 (sous Maemo) la possibilité de mettre trois bureaux en parallèle sur le même desktop. On navigue par pression ou glissade du doigt sur l’écran.

N’espère pas, par contre, glisser déposer des icônes du menu application à l’écran de ton choix. Que nenni. La structure arborescente de Symbian et sans doute des contraintes de layer sur les desktops, imposent une manip étrange. Chacun des « bureaux » est divisé en six zones qui peuvent être soit vides soit chargées de contenu. Une pression longue sur l’écran permet d’accéder au menu de paramétrage du bureau ensuite il faut commencer à y ajouter du contenu aux six zones.
Basiquement on a deux possibilités. Certaines applications ont un « visuel » paramétré sépcifiquement pour l’inclusion dans une de ces six zones. D’autres non. Les applications qui ont ce « widget » de bureau se choisissent comme suit: ajouter > raccourci > application ou signet. Le résultat est un bureau assez joli où des widgets (lecture audio en cours, agrégation de flux RSS) se partagent l’écran avec les icônes de raccourci vers les programmes les plus fréquemment utilisés.
Idem pour les raccourcis vers une page web mobile : si tu veux tu peux les faire apparaître parmi les raccourcis d’un de ces bureaux. Et c’est sympa comme tout. Sauf que l’icône qui apparait sur ton bureau ressemble à l’icône page web et basta. Alors tu as intérêt à te rappeler quelle page tu as mis sur quel bureau, parce que les icônes se ressemblent toutes.
C’est d’ailleurs pour pallier cette difficulté que le passionné de configuration de téléphone (moi quoi) peut trouver dans l’ovi store de « fausses » applications à télécharger qui sont en fait de jolies icônes pour tes bureaux, renvoyant vers les pages mobiles idoines. Il y en a deux essentielles dans le store : un lien vers la version de Google Reader adaptée au écrans tactiles, et un raccourci vers la version mobile de Facebook, mieux que l’application que Nokia a fourni de série dans le C7 (j’y reviendrai).
Installer ces raccourcis fournit de jolies icônes pour nourri les six zones de chaque bureau avec des dessins qui évoquent la page vers laquelle ils renvoient. Avouez que ce n’est pas très… pratique. Mais efficace si on se prête au jeu.
Le C7 configuré est paré pour un usage « smart ». Mais on est vraiment vraiment vraiment content quand on a fini, et il vaut mieux se faire un petit schéma de ce qu’on veut dans chaque écran, avant de commencer, tellement le paramétrage est lent et casse-pied. Et moi d’imaginer Tata Françoise en train de configurer ses écrans. Krkrkrkrkr (rire sous cape). Et de me rappeler que la vraie force de l’iPhone sur tous ces rivaux, même en Androïd est sans doute là. Pas besoin de compréhension maximale pour adapter son téléphone à ses besoins. Et avoir l’impression d’être un roi de la technologie.
Une fois paramétrés à son goût, les trois écrans permettent néanmoins d’accéder assez rapidement aux applications les plus utilisées, et absolvent le nokianaute d’une recherche dans les menus et sous menus du téléphone.
Moi, après peu de temps je me suis fait un écran 1 avec toutes les fonctions « téléphone » (notif d’appel, ecrire de message, messagerie, dictaphone, calculatrice, note…) un écran 2 où j’ai concentré mes applis web (widget mail, Twitter, facebook, accueil web, quelques signets web…) et un troisième où j’ai rassemblé les applications sons et photos (podcasts, editions d’image, galerie photo et vidéo…). Et je dois avouer que c’est bien pratique.
Une idée que Nokia chipe à Apple et ce n’est pas plus mal. On regrette juste que Ovi ne permette pas de stocker la structure des desktops, comme le fait itunes. Parce que le jour où je change de Symbian… ben je dois me refader 2h de paramétrage.
Une fois bien configuré le Nokia est prêt à en découdre. Et est loin d’être le dernier sur l’échiquier question performances. Pour autant qu’on ait pris le temps de le mettre en condition. Pour moi ça passe, parce que j’aime Nokia mais le monde entier est-il comme moi?
3. Un design neuf
a. Le premier Nokia non austère depuis longtemps
Je ne sais pas vous, mais je ne trouvais pas que le N97 ou le E7 récemment sorti sont des téléphones de filles. Je sais ça fait un peu old school de réserver des terminaux aux garçons, mais je crois que le marché parle en partie pour moi. Les filles sont très souvent passées du Samsung au Blackberry ou du Samsung à l’ iPhone. Je n’en connais que peu qui aient jamais choisi un des derniers Nokia par envie, mais bien plus qui aient avoué avoir cédé à une offre opérateur intéressante.
Seul le Music Xpress avait un design tout en lignes droites mais d’une finesse suffisamment design pour plaire aux demoiselles. Le N97, le N8, le N900 flagships récents sont des téléphones résolument tournés vers le technophiles, les nerds, et moins vers les dames, les MILF ou les jouvencelles. C’est une impression, mais elle se vérifie dans mon entourage.
Le C7 avec sa forme de galet ovoïde et son métal brillant est de loin le plus « esthétique » des Nokia que j’ai eu l’occasion de croiser au fil du temps. Du métal brossé comme un chassis de voiture des 60’s, un écran de taille moyenne, très lisible et quasi incassable en usage normal.
Le C7 est définitivement beau, et peu encombrant. Deux qualités qui plaisent aux poches des métrosexuels urbains et aux jeunes femmes.
Nokia renouvelle son approche esthétique du smartphone et y réussit plutôt bien. On est du coup très étonné de voir le E7 lui succéder avec son look (moi j’aime bien) de DeLorean sur le retour (vers le futur) ou de N8 boosté aux stéroïdes.
Le C7 dégage une impression de « chic » que je ne connaissais pas jusque là à Nokia. Je me demande juste si l’intention portée par le design est au diapason de l’OS qu’il renferme, tant je vois mal chic, rimer avec 2 heures de paramétrage. Mais peut-être je me trompe.
On verra à l’avenir, si l’arrivé de Microsoft dans ces formes voluptueuses tend à mettre l’OS à hauteur des ambitions du design prometteur de la firme finlandaise.
b. Solidité à toute épreuve
Venons-en aux grosses qualités de Nokia. Le matériel.
Le dieu des mobiles sait combien j’ai tendance à ne pas être soigneux avec mes portables. Combien j’ai cassé de coques dans la poche de mon pantalon, ou combien de téléphones ont fini leur labeur sur le pavé d’une rue.
Le C7 a été baptisé sur un parking de supermarché. Une main qui attrape le sac de provisions, l’autre qui ouvre la porte… Et il finit par manquer un organe pour rattraper le téléphone qui s’enfuit du sac. Tout bien depuis un bon mètre quarante direct sur le tarmac et un petit gravillon inopportun.
Non content de redémarrer immédiatement, le C7 ne souffre qu’un d’un léger cabossage du métal. Et encore, il faut le savoir.
Nokia sait faire du matériel robuste et j’espère secrètement que ceci restera une des constantes du constructeur pour les années à venir.
c. Technologie tactile sans doute modifiée depuis le N97
Nokia a changé de technologie tactile. L’écran réagit plus vite aux injonctions que sur le N97 (mais il faut déjà être expert pour s’en rendre compte) et de manière plus précise. Le résistif est devenu capacitif. Le résultat est une navigation sur l’appareil, plus smooth que par le passé. La seule contrainte est qu’on ne peut plus composer des messages avec ses moufles, comme par le passé. Note… « tu fais souvent des messages avec des moufles ? » est la remarque que vous m’avez adressée à l’époque du test du N97 en randonnée dans les vosges.
Le C7 arrondit ses courbes, se dévirilise un peu avec un joli look de galet technologique (un peu glissant sous les doigts) .
Il gagne d’autant en classe et en qualité visuelle de l’écran , et c’est l’ensemble du téléphone qui devient plus chic.

d. Ecran inrayable ou presque.
Cet écran du C7 tout lisse sous les doigts, est par ailleurs super bluffant au niveau de l’imperméabilité à la rayure. Bon ok il ne faut pas l’attaquer au burin non plus… Mais il est resté trois mois dans mon sac à dos, à côtoyer des clés, des morceaux de papier alu, des trucs et des machins pointus… il n’a pas marqué du tout. Pas une rayure, pas un coup rien.
Soit je deviens plus précautionneux en vieillisant, mais la chute que j’évoquais ci dessus est la preuve du contraire, soit Nokia a amélioré encore la qualité de ses écrans déjà remarquable précédemment.
Je note aussi, mais c’est un détail que le constructeur livre désormais tous ses terminaux avec une protection d’écran amovible qui peut servir de film de protection quotidienne, un peu du style de celles qu’on achète pour ne pas rayer nos consoles de jeux portables. Preuve que Nokia sait que l’écran est une des choses que l’utilisateur aime chérir.
4. Une tentative de tirer profit de l’outil, sans trop de cache-misère
Plus généralement, le C7 est une tentative visible de faire le mieux possible, forcer les capacités du terminal, tout en essayant d’aplanir au maximum les contraintes liées à l’OS, un peu à la rue par rapport aux usages devenus la norme chez les autres constructeurs.
On sent que Nokia a poussé son niveau d’exigence au maximum. Quitte à parfois rentrer la poussière sous le tapis ou a colorier le fil quand vraiment les coutures auraient été trop visibles.
Passons en revue quelques unes des specs du terminal qu’un usage quotidien apprécie

a. La gachette latérale
Sérieux, la gachette latérale, même si elle a tendance à attraper toute la peau morte des doigts, est de loin une des meilleures idées d’un constructeur pour bloquer ou débloquer un terminal. L’iphone serait second, mais la double manip’ au rallumage : bouton on + swoosh est une perte de temps.
En comparaison, on attrape la gachette facilement, elle sert à orienter le téléphone dans sa main, même dans le noir, et il se réactive vite. Que demande le peuple ?
b. Les widgets
Au rayon des « je pousse la poussière sous le tapis », et des fois ça se voit des fois pas, on peut évoquer les widgets disponibles pour les trois bureaux.
L’idéé de Nokia est plus qu’intéressante et déjà étrennée à l’époque du N900 sous Maemo : il existe un possibilité pour sortir de l’accumulation d’icônes « carré » dont est pavé l’enfer de l’iPhone.
Les écrans Bureaux y sont autant de passages obligés au clic inutile. On ne fait que passer sur un écran d’Androïd ou d’Iphone, tandis qu’on peut déjà trouver un début d’information avec les widgets de bureau de Nokia.

Et l’idée est géniale pour limiter le nombre de clics inutiles tout en rappelant un desktop de PC de bureau par exemple.
Le rôle des widgets, en mode synchronisé ou asynchrone (avec délais d’actualisation) consiste en, par exemple et pour les plus intéressantes : permettre de voir les derniers mails arrivés dans l’inbox depuis l’écran d’accueil, lire le nom du morceaux en cours de lecture dans le player, afficher les dernières notification d’appel, messages etc. Parfois il n’est pas nécessaire d’aller sur sa boîte de messagerie si on constate d’un coup d’œil depuis l’accueil qu’elle ne comporte aucun nouvel élément etc.
c. La carte mémoire amovible
Un des atouts du C7 pourtant fourni avec 8 gigas de mémoire interne est sa capacité à accepter des cartes micro SD. Bien pratique pour les grands consommateurs de musique ou de film. Quoique pour ces derniers l’écran du C7 est vraiment un peu petit, surtout si en plus vous les regardez généralement en VOSTFR.
Mais avec une carte amovible, il m’est plus facile par exemple de stocker l’ensemble des albums à critiquer pour www.benzinemag.net sans me soucier de savoir si je remplis la mémoire de masse de mon téléphone (partagée entre contenus multimédias, installation de programmes, cartes…)
Bien que n’étant encore jamais parvenu à remplir la mémoire de masse d’aucun des Nokia qui me soient passé sous la main, c’est un stress dont je m’absous assez facilement avec ce petit moceau de carte qu’en plus je peux adapter sur un PC sans être obligé de vérifier qu’il dispose des drivers du C7 ou du logiciel OVI suite.
5. L’ami des blogueurs
Nokia, comme à son habitude fournit un matériel fiable, facile d’accès. Pas besoin (à part pour les drivers sur certains PC) de se connecter au OVi Store pour inspecter le contenu de son mobile. Un bon plug and play USB et hop, on accède à l’intérieur de la machine et il n’y a plus qu’à faire un copier coller des familles pour récupérer le contenu.
Idéal en blog reportage pour rapidement passer vidéos et photos sur le netbook qui servira ensuite à rédiger de somptueux billets multimédias.
L’Ovi suite ne me sert jusqu’à présent qu’à stocker mon carnet d’adresse d’un téléphone à l’autre, sans que la synchronisation Téléphone 1 (carte sim+mémoire tél) téléphone 2 (téléphone) ne génère autant de doublon que je dois ensuite traquer à la main pour faire disparaître.
L’attrait de l’Ovi Store en ligne reste minime. C’est peut-être une piste d’évolution pour Nokia non ? Puisque d’emblée le logiciel est plus intéressant visuellement que iTunes par exemple. Mais revenons à nos moutons.
a. Robuste
Même quand il propose un design plus féminin voire métrosexuel, Nokia propose des contrôles bien disposés et qu’on peut manipuler avec de gros doigts boudinés sans risque de casse. C’est appréciable surtout quand on utilise le C7 en situation de reportage notamment ou qu’on le malmène un peu : randonnée, sport, humidité…
Le gros doigt boudiné est parfois par contre problématique quand il s’agit de n’appuyer que sur une lettre de l’écran tactile en situation de rapidité.
(Dominique A – chanteur – sortie de scène)
La mise en évidence sur la tranche d’un bouton photo, par exemple, est aussi une riche idée de Nokia. Il est assez aisé d’activer l’appareil photo sans avoir à browser de multiples menus (iphone par ex.) . En pratique chez Nokia, l’action se résume à un coup de gâchette pour activer le téléphone et une pression sur le bouton photo de la tranche et hop, le terminal est paré pour la photo de l’artiste sur le vif, la cabriole du petit dernier ou le reportage à brûle pourpoint.
b. Pourvu en appli sociales
On s’est souvent gaussé de Nokia sur la pauvreté des applis de son store. C’est vrai. Pour 10 à 15 applis qui voient le jour sur iTunes, on doit en avoir une seule sur Symbian développée ou non grâce à QT. C’est en tous cas le ressenti consommateur malgré les communiqués de presse de Nokia. Le chiffre officiel de l’Ovi Store parle de bien plus d’applis disponibles, mais il ne faut pas oublier que le constructeur finlandais a mis à disposition des blogueurs un outil qui permet en trois clics de transformer les flux de son blog en une appli Nokia tout à fait complète, disposant même d’un petit widget de bureau comme on l’évoquait plus haut. (Très chouette feature pour info, qui est le pendant gratuit de solution payante sur d’autres plateformes).
Reste que Nokia travaille avec les marques pour les faire monter sur l’Ovi store. Et enrichir d’autant les magasins d’applis susceptibles d’être téléchargées par le consommateur. Récemment au-delà de l’historique Pages Jaunes et du français France24, j’ai vu le Monde arriver, le Parisien, l’Equipe, L’AFP, Reuters, TF1, Allociné, … au rythme de l’évangélisme des équipes Nokia France auprès des marques et des partenariats noués avec les éditeurs.
Elles sont en général assez simples mais tirent parti de l’OS. On pense souvent aux applis iPhone nées en 2009/2010, avec leurs onglets bas, et une zone d’affichage central. Simple, efficace.
J’ai passé des heures carré sur le store dans toutes les catégories, afin de savoir si la richesse annoncée de l’appstore de Nokia correspond à mon usage mi sérieux mi ludique, mi social (oui trois demis et alors ? J’écris ce que je veux). A part une bonne application gratuite façon Polarize, Instagram ou autre qui permettent d’appliquer des filtres sur les photos prises depuis la caméra du téléphone (j’ai bien trouvé un truc payant de Scalado, mais les options de filtre sont toutes bof), j’ai trouvé un peu de tout : Metro de RATP soit trait pour trait la version iPhone sous Symbian – pratique – , Angry birds est porté dessus (2€), l’indispensable whatsapp ? pour chatter avec ses amis sur BlackBerry ou iPhone, le shotgun aussi, une bonne boîte à prout, la plupart des chaînes d’info, foursquare, facebook, un client twitter permettant la gestion du multicomptes (Gravity) etc.






i. Mais pas toutes bien torchées
Il y a quelques hics, mineurs certes, mais qui témoignent à mon sens d’une sorte de course de la montre de Nokia pour présenter un store attractif.
Deux applications que j’ai téléchargées illustrent ce phénomène.
1. Facebook
Voilà une application mise en avant par Nokia, qui l’insère d’usine dans le terminal. En quelques clics on arrive à sa home Facebook, à l’actualité de ses amis, au fil de news, à la recherche. Ok une application facebook quoi… Oui sauf que personne n’y a développé de fonctionnalité « notification ». C’est con. Sérieux quand je me connecte à la version « de bureau » du site social, la première chose qui m’intéresse, est d’aller jeter un œil aux commentaires de mes amis sur ma vie sociale à moi. Untel m’invite à un événement, tel autre commente une de mes photos, untel à fait une remarque sur mon status…
Autant d’infos qui me semblent essentielles et qui sont totalement absentes (ou alors, super bien cachées, je n’ai pas trouvé) de l’appli Facebook par Nokia.
Information que comble de l’ineptie, je retrouve dans la version mobile de facebook adaptée aux écrans tactiles (m.facebook.com). Du coup, ben il vaut mieux allez dans l’ovi store y télécharger le signet Facebook vers la version du site mobile qui ajoute une belle icône sur un des bureaux du C7, que se servir de l’application Facebook de série, visuellement intéressante, mais inutile.

2. iCoyote
Coyote, l’avertisseur de radars, propose gratuitement une version C7 de son logiciel de signalisation des radars. Une appli simple : une route dessinée avec deux sens de circulation. Un bouton signalisation de radar, des spots dessinés sur la route à l’approche d’un radar signalé par un veilleur via le bouton. Et un cri d’alarme à l’approche d’un radar. Génial.
Ca l’est beaucoup moins quand au bout de cinq minutes l’appli fait planter le C7 qui reboote inopinément.
Promis, c’est beaucoup plus dur à utiliser cette appli sympa et gratuite, quand il faut remettre son code pin en roulant, relancer l’appli et ré-attendre que la puce GPS localise le terminal. J’ose espérer que chez Coyote on planche sur une seconde version moins comment dire : buggée?
Il faut que Nokia trouve le bon curseur de contrôle des applications que la marque tolère sur son store. Ce qu’on accepte étrangement d’un Androïd Market dont il est spécifiquement signalé que Google n’interfère pas avant la mise en ligne par rapport à un Nokia, dont le consommateur final ne sait pas si la marque applique un contôle aussi drastique qu’Apple sur ce point, est très différent.
Quand Nokia me propose une appli Facebook, ou quand un éditeur me fournit une application en son nom CONNU, je m’attends à minima à ce que l’application soit impeccable et à fortiori fonctionne, option dont seul Google a réussi à s’absoudre sans vexer le consommateur.
A noter que Nokia, comme les autres constructeurs voit sa batterie se vider rapidement lors de l’usage d’application de type GPS ou de long usage (foursquare, gravity, coyote, ovi cartes…) et qu’il est de bon ton de se munir d’un chargeur via Allume cigares quand ovi maps et coyote sont à bord de la voiture.
ii. podcatcher et Swype FR cachés dans le lab
Une des richesses de Nokia, qu’Elop a sans doute balayé d’un revers de la main un peu trop vite à l’annonce du mariage avec Microsoft, est la fidélité de sa communauté de développement Symbian. Ceci expliquerait d’ailleurs les récentes déclarations rassurantes des VP du constructeur. Nokia continuera bien à fournir des terminaux Symbian en parallèle de Windows Phone 7. Ces déclarations devraient pendant un temps rassurer les devs qui s’activent sur le lab.

Le lab de Nokia c’est un peu le diamant brut de Nokia. Ici naissent de super applications qui arrivent seulement bien plus tard dans l’Ovi Store. Et quand je dis bien plus tard… c’est un euphémisme.
C’est dans le lab par exemple qu’on trouvait jusqu’il y a peu l’indispensable Podcatcher qui organise et aide au téléchargement des podcasts sur le téléphone. Un podcatcher qui vient seulement de faire son entrée ce mois ci dans l’ovi store (en version payante du coup, elle était gratuite dans le lab).
Une tannée à gérer en natif sur le téléphone le podcast. Podcatcher fournit
une interface simple et efficace pour la gestion des podcasts, que Nokia a sinon largement oublié dans les menus du C7 (avant y’avait un menu podcasts un peu abscond mais il existait, aujourd’hui, sans podcatcher t’es masl).
Mais voilà… expliquer à tata françoise,( fan des chroniques de Daniel Morin dans le fou du roi sur France Inter), comment allez sur le lab, comment y récupérer le fichier .sisx puis le stocker en local sur le PC, le glisser dans le téléphone, ouvrir le gestionnaire de fichier du téléphone, cliquer sur le fichier, attendre l’installation…
Ok même pas en rêve…
L’arrivée de cette appli sur le store est une bonne chose, mais le délai entre le passage dans le lab et sa version store est énorme.
Reste que c’est sur le lab et rien que sur le lab qu’on trouvera aussi la version clavier Azerty de Swype (un outil bien pratique pour taper des SMS ou des messages sans jamais lever le doigt de l’écran, très en vogue sur Android) et que je suis toujours en attente de son arrivée sur Ovi Store France.

Non décidément il y a de chouettes applications et pleins de cerveaux sur le lab, c’est presque dommage que Nokia n’intègre pas ces « projets » dans la démarche Ovi globale, pour simplifier les manipulations et pousser son côté à l’écoute de ses dév + précurseur. Mais bon si la ligne directrice est passée au tout Microsoft… Difficile de savoir de quoi le lendemain du lab sera fait.
iii. Parfois chères pour cause de pénurie.
Le corollaire d’un relatif manque d’attrait des développeurs pour la plateforme Symbian ou le développement en QT, est que certains développeurs ont occupé le créneau, avec des applications ultra bien torchées, mais au prix largement prohibitif.
Prenons twitter, par exemple. Pour une raison que j’ai du mal à interpréter, Evan Williams et Biz Stone n’ont pas encore développé ni racheté de client Nokia efficace pour accéder à Twitter depuis leur mobile.
Qu’à cela ne tienne, Gravity, développé par une boîte indépendante, le fait et plutôt très bien, lui qui gère le multi compte et l’upload d’image vers twitpic. Oui. Oui.
Oui sauf que Gravity c’est neuf euros dans tes dents, avec aucune certitude que tu puisses ensuite installer l’appli ou une nouvelle instance de l’appli sur un autre Symbian (mettons le E7 par exemple
.
Je ne peux me permettre 9€ /appli fut elle indispensable. Et Snaptu ou la version intégrée des réseaux sociaux par Nokia, ne répondent pas aux besoin d’un twittomane averti aux comptes multiples (boulot, etc.) Quand on compare ce prix avec la gratuité de l’appli twitter pour iphone ou les versions de Seesmic, Tweetdeck etc. chez Android, RIM et autres on se dit qu’il y a là une incohérence un peu désagréable.
Je me rappelle néanmoins que nous ne sommes que 2% des Français à utiliser Twitter et sans doute encore moins à avoir besoin du multicompte. Reste que c’est la démarche d’avoir à payer sur Nokia ce qui est gratuit ailleurs qui est embêtante. Même si pour ce cas précis, Nokia n’y est pour pas grand-chose (à moins de financer un app….).
La même chose se produit sur Angry Birds, ici aussi en version payante (2€) mais quand même….
Les Nokia nautes tomberont donc eux aussi dans l’univers des oiseaux en colère avec une interface dédiée et efficace qui ne demande pas (comme Doodle Jump par exemple) d’adaptation de la mécanique du jeu lui-même par le passage à la plateforme Nokia. On joue à Angry Bird sur Nokia comme à la version androïd, mais en la payant. On dégomme des cochons planqués sous les planches ici comme là bas, et l’écran du Nokia donne une jolie interface à l’ensemble.
c. Un vrai outil de captation
Depuis maintenant 5 ans, je m’amuse à tester mes Nokia successifs en mode captation de vidéo. J’ai commencé avec le 5680 si je ne me trompe, et le résultat donnait ça :
Babet en interview
BENZINE MAG | Myspace Video
A l’époque, même si la qualité de l’image n’était pas au rendez-vous, ce que j’appréciais de Nokia, et c’est toujours d’actualité aujourd’hui, c’était de pouvoir facilement connecter le téléphone à un ordinateur et le délester de ses fichiers vidéo sans avoir à passer par des interfaces inutiles. Un mode USB suffit. Ce qui correspond en général à l’urgence dont on a besoin quand on utilise son téléphone en situation de reportage. On est dans la même réalité aujourd’hui.
Plus tard, le N93 m’a servi de compagnon de reportage efficace.
La sensibilité des capteurs audio s’était largement améliorée depuis le N95 qui lui aussi m’a sorti plus d’une fois d’affaire en situation de reportage, mais avec une faiblesse avérée côté micro. Le N97 a été testé en ces lignes, et vous avez pu juger de facto du rendu de l’image.
Le C7 monte encore d’un cran la qualité de l’image.
En choisissant un rendu HD (pas du HD réel, mais une résolution optimisée pour le téléphone) qui a pour seul inconvénient de remplir très rapidement la mémoire de masse du téléphone – attention en conférence, salon, terrain, il vaut mieux se munir d’une micro SD de rabe-, et un téléphone bien chargé (la fonction vidéo est très consommatrice d’énergie) il y moyen de faire du reportage très valable. Même le capteur son semble avoir été amélioré.
i. Position des boutons optimale
Pour une captation simple du genre d’une pastille vidéo de 3 à 7 minutes, ceci devient tout à fait exploitable directement.
Il suffit de songer à décaler le téléphone en le tenant bras mi tendu, tout en se servant de l’écran comme viseur, pour que le C7 capte une image efficace, mais aussi un son qui ne soit pas monopolisé complètement par la voix de l’intervieweur qui tient la caméra.
On se plait même à imaginer un mini outil de Nokia qui consisterait en un monopode sur lequel fixer son Nokia pour éviter les tressautements d’image liés à une défaillance du bras humain maintenu stable pendant 5 minutes de captation.
Notons que la position des boutons, à l’index, autorisent des Démarrer/Stop sans gymnastiques et permettent de maintenir le téléphone sans trop de bougé au moment d’effectuer zoom ou démarrage/arrêt (à noter, le zoom en vidéo à tendance à augmenter la pixellisation de l’image captée).
Le C7 est le premier téléphone qui autorise le « reportage » stricto sensu avec une image qui ne soit pas immédiatement cataloguée « amateur ». Je me suis amusé à partir avec le C7 à la rencontre de Brisa Roché, une artiste américaine établie à Paris, come je partais à l’époque du N93 à la rencontre de Amiina par exemple. Il faut moins de deux minutes pour se rendre compte que l’image source n’a plus rien à voir avec les deux téléphones, et que le fichier vidéo du C7 autorise à jouer avec des logiciels de montage (un Final Cut plutôt mal maîtrisé dans mon cas) professionnels.
Le rendu me semble assez convaincant avec le C7.
ii. Un petit bug son
On songera juste, dans le cas d’une interview longue (les rushes de l’interview avec Brisa Roché comportaient un fichier d’une vingtaine de minutes) à la segmenter en plusieurs parties dès la source, en arrêtant et recommençant l’interview. Pour une raison que j’ignore (matérial Nokia, compression Final cut) au bout de 8 à 10 minutes d’images, il s’installe un décalage son /image de 19 millièmes de secondes (que j’avais déjà avec le N95 et le N93 pour info) qui impose un remontage fin sur le banc, pour recaler le son et l’image.
Reste que pour des sujets courts, sans montage, le C7 est d’une qualité défiant toute concurrence, et surtout si je le compare à l’iPhone, d’une facilité à extraire les fichiers du téléphone qui vaut de l’or (surtout quand en situation de mobilité avec carte SD réduite, on est prudent et veut rapatrier les vidéos du téléphone sur un PC de stockage genre netbook).
6. Le GPS + OVI Navigation
A mon sens une des vraies forces de Nokia reste son logiciel de navigation entièrement gratuit, qui rivalise à la fois avec la gratuité du google Maps dont il intègre la plupart des fonctionnalités sans avoir à passer par Google (ici et maintenant, guide, Wikipedia, tips…) mais aussi avec une ergonomie qui doit plus au Tom Tom et au Navigon qu’à la version « orientée carte » de Google.

Le Ovi Maps de Nokia est non moins qu’un Tom Tom gratuit, bien torché, porté par une puce GPS efficace dont le seul bémol est un temps d’identification un peu long (qui pénalise d’ailleurs assez peu en version navigation, mais qui se ressent plus’ à l’usage d’application comme foursquare par exemple).
La version actualisée au moment du test sur le C7 comporte trois innovations par rapport à la version du N97 déjà testée en ces pages.

Un dérivatif : ici et maintenant.
Accessible hors Maps, mais faisant appel aux fonctionnalités GPS+ Cartes. Ici et maintenant est le « Hotpot / Places » de google façon Nokia. Se basant sur la localisation de l’utilisateur, le logiciel fournit tips et bons plans liés à la région. Partenaires = Michelin, trip advisor etc excusez du peu. Mais ce n’est pas le gadget que je préfère.
Un système de check in.
Contrairement à Google et Latitude, Nokia s’est ouvert aux réseaux sociaux dans Ovi cartes. Désormais , à n’importe quel moment du parcours l’utilisateur a la possibilité de « checkin-er » dans le lieu où il se trouve, et diffuser son statut sur Facebook ou Twitter.
Certes Nokia n’a pas semble-t-il encore décidé de se maquer avec Foursquare sur ce point, tentant toujous d’imposer son ici et maintenant propriétaire, mais il n’a pas pris l’option Google de fermer son réseau aux concurrents Facebook et Twitter.
En comparaison du checkin dans Nokia Maps, partagé sur ses réseaux sociaux en cours de route, le checkin dans Latitude par Google, avec mention sur Google Buzz et sa page profil Google, fait un peu sourire.
Et le « Ma voix » des pères de familles.
Gadget sur les GPS crackés du secteur, Nokia a créé un petit logiciel disponible désormais en français et dans l’ovi store, permettant de ré-enregistrer tous les messages de navigation du GPS.

Puis de les stocker en ligne en version privée ou communautaire. Une fois cette étape effectuée, les messages enregistrés à la maison ou ceux choisis parmi les versions proposées par la communauté, peuvent remplacer la voix du GPS pendant la navigation.
Moi qui suis un utilisateur GPS « du dimanche » je m’éclate toujours d’entendre mon rejeton me donner les indication de déplacement revus à sa sauce, et m’alerter de la plus jolie des façons quand je dépasse la limite de vitesse. En plus comme la configuration est ultra simple 1) télécharger ma voix 2) Suivre les instruction 3) Sauvegarder 4) ouvrir nokia cartes 5) paramétrer voix de navigation 6) sélectionner « ma voix » on a là un gadget amusant plaqué sur un GPS de très très bonne facture et entièrement compris dans le prix du téléphone.
Ceci rattrape me semble-t-il une bonne partie des remarques que j’ai pu faire quelques paragraphes plus haut sur le prix des applications chez Nokia non ?
7. Le player audio revu
Une des galères du N97 était à l’époque du test, la pauvreté visuelle du logiciel de lecture de musique. Cumulée d’ailleurs à un matériel qui ne retenait pas du N95 son grand oncle, des enceintes disposées en mode panoramique pour une meilleur rondeur de son sans casque.
a. Son panoramique : le retour
Le C7 revient à ces enceintes doubles et à la possibilité de diffuser le son en mode panoramique. Ca a l’air de rien comme ça, mais c’est plutôt sympa de faire la vaisselle en laissant son Nokia sur la table en musique de fond. Et de se dire aussi qu’une génération de jeunes écervelés dans les transports en commun vont enfin nous diffuser de la musique en bandoulière sans que les hauts parleurs rendent inaudibles le rap diffusé à toute berzingue. Malotrus, mais efficaces, tant qu’à faire.
b. Player au design sympa
Le design du player audio a été revu, la navigation en menus et sous menus est un peu gommée, déjà parce que le téléphone recherche les morceaux sur tout le terminal, quel que soit son endroit de stockage (gare aux doublons, il les additionne).
Les morceaux s’ajoutent soit via Ovi suite (dispensable) soit directement en USB (plus rapide) . Il faut juste penser à actualiser une fois le glisser déposé effectué.
c. Browsing de tout le contenu musical du téléphone
Nokia ajoute aussi un cover flow largement inspiré du design iPhone qui permet de sélectionner un album en cliquant sur la pochette qu’on aura bien voulu glisser dans le dossier.

Quand le téléphone est maintenu en mode vertical, on ne voit qu’une suite de dossiers Titre – contenu, mais si on l’incline on passe en mode cover flow complet et on navigue d’image en image (glissée par l’utilisateur dans le dosier de l’album pour l’identifier). Il faut le savoir. Mais une fois qu’on y est c’est OK.
Je cherche toujours à comprendre pourquoi Nokia n’a pas dupliqué visuellement le cover flow en mode vertical à la racine des dossiers album. Alors qu’ils l’ont fait quand on rentre dans un album (là on peut naviguer verticalement en cover flow dans tous les albums). Ceci aurait rendu plus « visuelle » la présence de la fonction qui est devenu quasi standard sur tous les OS aujourd’hui.
Le son du player Nokia est très fidèle, et l’écoute au casque est facilitée par la présence de la prise jack sur le dessus du téléphone.
8. Préfigure les «entrées de gamme de Nokia » dans les années à venir
a. Pas le plus smart
Alors que penser du C7 après ce test loooooongue durée. Ben qu’il fait le job le bougre. Pour peu qu’on veuille bien passer une mâtinée à le configurer à sa façon. Une précaution qui sera rédhibitoire pour la plupart des fashionistas peu férus de téléphone, mais avides d’application et autant pour les technophiles en quête de d’interfaces innovantes etc.
Et c’est vrai, il ne faut pas le nier, il y a une sorte d’incongruité essentielle à fournir du matériel haut de gamme, avec un tel potentiel, et des interfaces qui sentent bon le rétro. C’est pour cette raison aussi, que Nokia s’est associé à… Microsoft.
Une fois qu’on arrive à se faire à l’idée de l’interface à l’ancienne, sur laquelle on sent que Nokia travaille, afin d’optimiser au maximum chacun des éléments (player son, affichage des messages en mode conversation façon iPhone, widgets de home, icônes à télécharger, triple bureau…). Et y arrive en fait plutôt bien.
Symbian 3 est réellement l’OS maximisé aux limites de ses possibilités
Mais effectivement il faut être un sacré adorateur de Nokia pour débourser les quelques 400 euros hors pack pour se doter de ce smartphone fut-il le plus joli de Nokia à ce jour, et au vu de l’offre marché actuelle : Samsung Galaxy S, HTC desire, Iphone 4…
Oui mais… Qui va réellement payer ce prix pour le C7 ? Personne.
Et ce même si le C7 est capable de toutes les fonctions contemporaines qu’on demande à un téléphone intelligent.
Une des forces de Nokia est son rapport étroit avec les opérateurs. Et ça change un petit peu tout.
9. 9€ en pack ??? le moins cher de tous les smartphones.
Un mois après le début de mon test, j’ai commencé à voir fleurir les offres opérateur sur les affichages des transports en commun. Orange par exemple ouvre son forfait Premium Deezer avec… un C7 dedans.
Un peu plus tard, je me suis arrêté sur le prix. 9€ sérieux. Un 9€ d’entrée de gamme avec un tel potentiel OK… je n’hésiterais pas deux secondes si l’argument prix est d’importance pour ma bourse (et il l’est c’est une évidence). Avec un prix d’appel en pack à 9€, on peut imaginer que le C7 arrive en renvouvellement dans une fourchette de prix allant de 9€ à une petite centaine d’euros.
Dans ce cas, oui, pas à hésiter. Le C7 est de loin le meilleur rapport qualité prix en pack de la saison. Voilà un concentré de technologie par une constructeur qui a fait ses preuves, pour un prix évidemment attractif. Et avec ses capacités gonflées aux hormones, je connais des LG, Samsung et autres milieu de gamme qui risquent de pâtir de l’arrivée du C7
a. Bon rapport qualité prix
Vendu dans un pack que j’estime raisonnable pour l’appareil entre 9€ et 70€ le C7 est de loin le meilleur téléphone intelligent sur le marché. Plus balèze que l’iphone 3GS qu’il enfonce du côté du matériel (capteur photo, processeur, capacité de stockage évolutif), diablement plus jolie et moins cher que les premier androïd (Xperia, LG…. ) plutôt bof question design ; le C7 est un téléphone au look intéressant, au prix attractif et d’une construction optimale.
Un bon rapport qualité prix pour toute une frange de mobinautes qui se carrent complètement de la mode, ou des OS. Juste je conseille à Nokia d’améliorer son logiciel de configuration, mais ça c’est pour ma tata françoise ; histoire que tout le monde arrive à connecter son mail, son agenda, et comprenne comment stocker sa musique, fonction de base demandées par beaucoup de ceux qui viennent au smartphone en venant du « téléphone qui téléphone. »
b. Fiable + résistant
Fiable et résistant le C7 arbore un look un peu féminin qui devrait arriver à le glisser dans pas mal de sacs à main. Il ne craint pas la chute et quelques gouttes de pluies ne lui font pas peur, pas plus qu’un usage intensif du clavier sur les messageries en ligne et les sites facebook en tous genres. Beau, efficace, pas cher… ok il ne manque pas d’atouts vu comme ça
c. Une cible jeune.
Et si on ajoute la demi journée nécessaire à une configuration optimale des raccourcis etc. il me semble que la cible idéale pour ce terminal soit du côté des ados qui n’ont pas l’envie ou les moyens de se lier à Apple ; qui n’ont pas conscience ou intérêt à se damner à « no evil » Google. Capable de tous les besoins modernes (facebook, twitter, whatsapp), concentré de fonctions multimédia (une vraie caméra, de belles photos), et peu onéreux (9€ chez Orange). Je ne vois que lui pour s’imposer dans les cours de lycée.
Et oui c’est vrai, Nokia a perdu la capacité à nous faire rêver, sa force quand il s’agit d’imposer de l’innovation, le C7 en est une preuve de plus. Par contre avec son design très réussi, son prix attractif et le côté trapu de ses composants ou fonctionnalités, il est loin de démériter. Un indice de plus qui me fait dire que Nokia restera encore longtemps roi sur les marchés émergents ou sur le milieu de gamme, avec un OS vieillissant mais amorti, qui sera sans doute une bonne solution pour les terminaux d’entrée et de milieu de gamme chez le Finlandais. De là à dire que Windows est la solution ultime pour adresser le haut de gamme… Si je dis que je pleure un peu les espoirs que je mettais en MeeGo (l’OS longtemps annoncé jamais réellement sorti), vous me comprenez ?
Denis Verloes
Plus+
Fiche technique
System: WCDMA 850/900/1700/1900/2100 GSM 850/900/1800/1900
OS: Symbian^3
Dimensions: 117.3 x 56.8 x 10.5 mm (L x W x H)
Weight: 130 g
Display: 3.5 inch mobile HD; AMOLED capacitive touch (640 x 360 pixels)
Memory: 8 GB mass memory. MicroSD memory card support up to 32 GB (total 40 GB). Internal user memory up to 350 MB
Video: Video recording, performance: encoding 25 fps, decoding 30 fps
Video Capture: HD 720pOperating Times
Talk time: (GSM/WCDMA) up to 9.5 h/up to 5h
Standby time: (GSM/WCDMA) up to 23 days/up to 27 days
Video record: Up to 3.5 h
Music playback: Up to 54 h
Video playback: Up to 6.5 h
GPS navigation: Up to 6 hNokia Standard Sales Package Includes
• Nokia C7-00 handset
• Nokia Battery BL-5K, 1200 mAh
• Nokia High-efficiency Charger AC-15
• Nokia Stereo Headset WH-102
• Nokia Connectivity Cable CA-101DNokia Original Accessories
WH-701
• Nokia Stereo Headset WH 701
• Nokia Bluetooth Headset BH-217
• Nokia Extra Power DC-11
• Nokia Charging Plate DT-600
• Nokia MicroSD memory cards up to 32 GBNokia C7, slated Q4 2010 release, comes in Charcoal black, Frosty metal and Mahogany brown. The estimated retail price is EUR 335, which excludes taxes and subsidies. No word yet on its availability and suggested retail price in the Philippines.












